21 sept. 09
12. Sylvain voit rouge

Avec tous ces évènements, l'anniversaire de Cyprian était un peu passé à l'as. Il faut dire que la mort de Ryszard prêt à vendre la peau de sa mère lui avait fait un sacré coup, il était allé se réfugier , comme un gros bébé qu'il n'était plus, dans le lit de sa môman (bien contente, elle, de ne pas avoir finalement trop abusé des bidules atiyesques qui avaient décimé ses deux neveux).

Son nouveau statut adolescent sauta aux yeux de son père quand il le surprit en charmante effrayante compagnie, un verre d'alcool à la main.

Sa mère, elle, eut carrément les yeux qui lui sortirent de la tête quand elle surprit son fils en train de peloter la même greluche sous son portrait.
"Et le double regard de ta mère posé sur toi ne t'arrête même pas !"

Ils auraient dû pourtant trouver au moins un motif de se rassurer : son style empirait, mais c'était du même spécimen de bon goût blond qu'il s'évertuait à pincer les fesses.

Pour Sylvain, ça commençait à faire beaucoup...
Il y avait le contexte familial général, qui se passait de commentaires...
Il y avait sa femme avait fait vœu de rancœur à son égard depuis qu'il avait inscrit Elzbieta au pensionnat, avec tous les vœux qui allaient avec, dont celui de chasteté qui lui faisait quand même un peu mal...
Et après Elzbieta, voilà que son fils, son fils qu'il avait tant voulu, préférait les blondes, signe inéluctable qu'il avait le même genre d'ambition que sa sœur aînée ou le cousin Guerlain, qui, si on demandait l'avis de Sylvain, ce que personne ne faisait, pouvait bien rester à moisir dans sa caserne de réservistes quelques décennies de plus.
Même Kasha, sa fille modèle, brillante à l'école, douée en tout, passionnée d'astronomie et avenante avec tout le monde, au lieu de lui offrir le petit plaisir d'aller à l'université obtenir un diplôme, n'importe lequel, avait poussé le modèle un peu trop loin, et refusait de s'inscrire à la fac tant qu'elle n'avait pas obtenu telle ou telle bourse...

Et alors qu'il pensait avoir touché le fond, la directrice du pensionnat avait appelé, au petit matin, juste avant qu'il parte au cabinet Vanderseaux...
Elzbieta avait séché sa visite médicale obligatoire, il n'osait pas même songer pour quelle raison elle jugeait avoir des éléments médicaux à cacher.

Et pendant que la directrice lui passait un savon...
"Tiens prends ça vieille bique, on verra si tu fais des bulles !"

Elle avait été renvoyée sur le champ, et cette idiote était partie, fière d'elle, dans le manteau d'hermine de Shalimar qu'elle lui avait subtilisé...
[NDLA : Un terrible doute m'assaille concernant le départ de la fac d'Elzbieta... En relisant les règles, il me semble bien que tout sim issu de la maison Legacy qui quitte la fac sans son diplôme vaut un joli point de pénalité... Et flûte...]
Une menteuse, une voleuse, une délinquante, sans respect pour l'autorité, qui ne pensait qu'à ses amourettes et qui avait abandonné l'école... dans le système rigoriste de Sylvain qui s'était rigidifié avec le temps, il n'y avait qu'une explication logique et implacable à cette bérézina : Elzbieta était devenue folle à lier, il fallait la faire soigner.
Il prit contact avec le Dr. Maboul, et avant même d'avoir pris la mesure de sa démesure, il signait un contrat drastique aux clauses juridiques verrouillées...

Et toujours tout fumasse, il alla extérioriser sa courroux en courant comme un fou sur le tapis roulant pour se défouler. Comme quoi, entre Elzbieta et lui, le plus dément des deux...
C'est qu'il était furieux à s'en taper la tête contre les murs, si consommé et consumé de colère qu'il en fulminait... de plus en plus littéralement.

Il comprit un peu tard qu'à s'enflammer dans cette affaire de façon trop ardente, il s'était mis tout seul dans une situation fumeuse.

Salomeja, en se levant, était d'une humeur radieuse. Elle fit quelques mouvements de yoga, et, parfaitement détendue, vaqua à ses petites occupations ménagères ; c'est qu'elle
trouvait toujours que Lucie, la bonne aux jupettes bien trop courtes,
était aussi légère avec les poussières dans les coins que devaient
l'être ses mœurs.
Ce jour-là, encore une preuve ! Il n'y avait qu'à voir le tas de poussière à côté du
tapis de course : elle ne prenait même plus la peine de cacher son indolence sous le tapis.
Et en plus, elle s'était permis de laisser une urne funéraire de la famille, là, par terre, dans le passage, au risque que quelqu'un la renverse ou la brise !!! Aujourd'hui, c'était décidé, elle allait renvoyer cette feignante à ses bas résille... De qui avait-elle donc laissé traîner les précieuses cendres ?
...
...

Salomeja avait beau nourrir une rancune tenace à l'égard de Sylvain pour avoir envoyé Elzbieta au pensionnat, elle n'en avait jamais souhaité tomber sur ses cendres fumantes un noir matin, et la mort de son mari l'assoma d'un seul coup.
Thierry Maboul en était pour son deuxième appel à l'aide démentiel des Pilgrim de la matinée.

"Ah non, hein, Mme Oriol ! Je sais pourquoi vous m'avez fait appeler ! Ca ne fonctionne pas comme ça à la Clinique du Coucou ! Si vous voulez jouer à la folle, vous y serez internée de force aussi, vous ne pourrez pas prendre la place de votre gamine !"

Salomé en reprit ses esprits d'un seul coup.
" - Hein ? Quoi ? De quoi ? Internée ??? Kasha ! Kashaaaa !
- Mais non, pas elle, l'autre, l'érotomane avec le nom à coucher dehors qui veut coucher avec tout le monde... Elbitrucchose...
- Elzbieta ? Elzbieta internée ???
- Mais... c'est pas pour ça que vous m'avez fait appeler ?
- Mais pour quoi à la fin ????
- Vous allez peut-être avoir besoin de vous asseoir..."

" - Ce matin, du fait d'une crise de démence et de son comportement outrageux mettant en danger la vie d'autrui - elle a menacé la proviseure de son pensionnat avec un tesson de verre - Elbina...
- Elzbieta !
- Elbiza, Elbita, a été, à la demande de la famille, enfin pas vous visiblement, mais Me Oriol...
- a été quoi ?
- internée, de gré ou de force, mais là c'était quand même plutôt de force, à la clinique du coucou ... Ah, je vous avais dit que vous auriez besoin de vous asseoir... Mais il ne vous a rien dit votre mari ?"
Finalement, elle ne le regretterait pas tant que ça, son mari disparu.

" - La clinique du coucou ??? Ouh la, oui, je connais... Il y ait pas allé de main morte, enfin, je veux dire... Elle manquera de rien, mais... ils ont des méthodes, comment dire, assez expérimentales...
- Expérimentales à la Atiya ?
- J'irai pas jusque là, mais... A la Thierry Maboul..."

" - Shalimar ! Oh, Shalimar ! Tu m'entends ? Tu m'entends vraiment ?
- Oh la vache ! Oui, c'est le ressort scénaristique le plus naze de cette histoire, et il a fallu qu'il me tombe dessus, mais ouais, super, je t'entends. Mais je suis prête à me la jouer à la Van Gogh, si c'est le seul remède pour que tu disparaisses.
- Shalimar... tu pourras dire à Salomé que je regrette et que je n'ai jamais cessé de penser à elle, s'il te plait ?
- Tu peux te brosser ! Fallait y penser avant de faire atterrir Elzbieta dans un nid de coucou, pauvre psychorigide !"
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Commentaires
Chouette,chouette, chouette, une maj ! Attention à Sylvain qui risque de devenir méchant ! Il a pas l'air content d'avoir brulé vif et que personne ne l'ai sauvé !
Fabuleux ! J'adore toujours autant ! Mais comment Sylvain a fait pour mettre le feu au tapis roulant ?
P.S : Est-ce que t'a essayer de faire Léo en sims 3?
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